La pédagogie Montessori tient son nom d’une femme extraordinaire : Maria Montessori (1870-1952). Licenciée en psychologie, philosophie et sciences naturelles, elle est aussi la première femme médecin en Italie.

En 1906, on lui confit la prise en charge d’enfants de 3 à 6 ans, non scolarisés, laissés à eux-mêmes, d’une banlieue très défavorisée de Rome. En 1907, on inaugure la première « Casa dei Bambini » où Maria Montessori établira un vrai laboratoire de recherche pédagogique. Elle y a observé de façon très précise le développement physique et psychique de l’enfant et a fondé la célèbre « Pédagogie Montessori ».

Elle a mis en évidence que l’enfant a besoin de s’éduquer seul, en agissant par lui-même comme lorsqu’il a appris à marcher ou à parler, c’est-à-dire poussé de l’intérieur par un besoin vital de découvrir et de se découvrir.

Elle mettra en place une gamme étendue de matériels pédagogiques concrets, précis et progressifs que les enfants vont manipuler selon LEUR rythme. En laissant aux enfants le libre choix de ce qu’ils souhaitent faire, dans un environnement propice, accompagné d’un éducateur qui s’adapte, l’enfant apprend seul à son rythme.

Maria Montessori s’est basée sur 3 principes :

  • l’observation de l’enfant
  • l’intérêt de l’enfant (complexe à l’époque)
  • l’importance de l’éducation et de l’instruction avant 6 ans

L’enfant n’est pas un vase que l’on remplit mais une source qu’on laisse jaillir.

Cette méthode est fondée sur la connaissance et le respect du développement psychologiques des enfants. Ce n’est pas une transmission de savoirs mais un accompagnement au développement naturel de l’enfant.

Voici quelques principes de cette pédagogie :

  • La liberté : L’enfant a le choix de son activité et du temps qu’il veut y consacrer parmi celles proposées à condition de l’avoir déjà vu avec l’adulte. L’enfant ne doit pas être mis face à l’échec.
  • L’autodiscipline : L’enfant n’attend pas passivement la correction de l’adulte, il est invité à repérer ses erreurs lui-même, le but est de se perfectionner et non d’avoir « juste » ou « faux »
  • L’action en périphérie : Il est préférable d’agir sur son environnement plutôt que de lui ordonner les choses ou de faire à sa place (parler doucement pour l’inciter à le faire, lui mettre les meubles à sa hauteur…).
  • Le respect du rythme : Il n’y a pas d’étiquettes en fonction de l’âge, du développement, de l’activité ou du moment de la journée.
  • L’apprentissage par expérience : L’enfant doit manipuler, l’abstrait ne se transmet pas. Les activités sont de préférence individuelles.

Aujourd’hui, on dénombre 22000 écoles Montessori dans le monde et sur tous les continents. En France, l’Education Nationale refuse de valider une telle pédagogie contraignant ces établissements à se développer de manière privée. De nombreuses crèches s’en inspirent également dans leur projet pédagogique, souvent en lien avec la pédagogie Loczy d’Emmi Pikler.

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